![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
ARCTURUS / RED HARVEST / ELLIPSIS / ORAKLE La Locomotive, Paris (FR) - 04/10/2005 Voilà un concert très attendu pour beaucoup puisque marquant la toute première apparition d’ARCTURUS à Paris ainsi que le grand retour du groupe, matérialisé par ce nouvel opus qu’est "Sideshow Symphonies" ! Cette soirée était également l’occasion rare de retrouver la machine RED HARVEST, après le rendez-vous manqué de novembre 2003 lors de la tournée AETERNUS/1349, et dont la dernière prestation remonte à septembre 2000 en ouverture de MAYHEM. Une bonne surprise nous attend au "sous-sol" avec ORAKLE, initialement non programmé, qui offrira une démonstration efficace d’un Black Metal d’influences norvégiennes oscillant entre EMPEROR et ARCTURUS. Quoi de plus gratifiant pour le groupe français que de jouer en première partie de l’une de ses flagrantes références ?! Malgré un trop plein de parlotte entre les morceaux, ORAKLE, aidé par un accueil plutôt chaleureux, interprètera plusieurs extraits de son excellent nouvel album, sans oublier le petit clin d’œil à son mini prédécesseur. Force est de constater qu’entre les deux l’évolution est phénoménale ! Des riffs accrocheurs, une bonne maîtrise, bref rien à jeter ! Transfert dans la grande salle pour découvrir ELLIPSIS, un groupe venu tout droit de la région grenobloise, qui ne fera définitivement point l’unanimité. Même avec les meilleures intentions et quelques aficionados dans la salle, il faut bien avouer que ce fût le gros point d’interrogation de la soirée. N’ayant pas réellement de cohérence avec le reste de l’affiche, si ce n’est peut-être une certaine dose d’originalité, ELLIPSIS mélange avec conviction des styles variés, avec une dominante Heavy prog soutenue par un synthé. Mais comme pour toute musique un peu avant-gardiste, le répertoire d’ ELLIPSIS reste assez difficile d’accès pour les non avertis, d’autant que le groupe ne paraissait pas tout à fait à l’aise sur scène, particulièrement le chanteur, qui semblait avoir du mal à trouver ses marques. Sans plus dans l’ensemble, ou alors dans un autre contexte… ![]() Les choses sérieuses commencent avec l’arrivée de RED HARVEST ! Premier constat des plus amers, le son est beaucoup trop élevé pour nos fragiles conduits auditifs, ôtant malheureusement toute subtilité aux compos et faisant presque passer RED HARVEST pour un groupe linéaire et sans intérêt aux yeux des plus néophytes… Dommage car hormis ces conditions lamentables, le bulldozer norvégien écrasera tout sur son passage avec son Thrash/Death Indus lourd et hypnotique ! Avec près de quinze ans de carrière et huit albums à son actif, la horde menée par le massif et impressionnant Ofu Kahn délivrera un set pro d’une bonne quarantaine de minutes, à la fois puissant et froid, sous une armée de stroboscopes aveuglants. Revoir le groupe dans d’autres circonstances ne serait néanmoins pas du luxe ! ![]() Le son ne sera malheureusement guère de meilleure qualité pour ARCTURUS… Pour son premier show à Paris, le groupe norvégien rameuta honorablement les foules, plus, espérons-le, pour l’avant-gardisme et la qualité de ses albums que pour la seule présence de Hellhammer. Sur scène, c’est une parfaite illustration d’une Commedia dell’arte version Metal extrême, entre le carnaval de Venise et l’ambiance foraine, où tous les musiciens sont costumés voire masqués. Si la perspective d’une mise en scène grandiose du même genre qu’à l’Inferno était fort séduisante, nous nous contenterons des deux "danseuses-bouffons" improvisant (?) des chorégraphies au gré des titres joués. Des titres qui ne furent d’ailleurs pas les plus remuants de la discographie du groupe, mais qui furent toutefois issus d’un peu toutes les époques confondues, particulièrement des trois derniers albums en date, allant donc de "Raudt Og Svart" à "Shipwrecked Frontier Pioneer", "Nocturnal Vision Revisited" et "White Noise Monster", en passant par "La Masquerade Infernale", "Deception Genesis", "Nightmare Heaven", "Master Of Disguise", "Painting My Horror" ou encore "The Chaos Path"… Le bedonnant Simen (aka Vortex de DIMMU BORGIR), qui remplace désormais Garm de manière permanente, démontrera que ses talents vocaux sont définitivement aussi efficaces en live que sur Cd, même si le timbre de voix de son prédécesseur manque un peu au relief des compos. Ses acolytes ne sont pas en reste, pour preuve ces quelques interludes instrumentaux du plus bel effet. Un talent et une identité indéniable qui mériteraient un spectacle à part entière, plus étoffé visuellement et encore plus décalé! Lan 07/10/2005 |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
Droits de reproduction et de diffusion réservés © AblaZine.com - Conception OMG
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||